10 puissance 10 : la Responsabilité Sociétale Individuelle (RSI) accessible à tous
AGIR POUR LE CLIMAT
Agir pour le climat, c’est réduire nos émissions de gaz à effet de serre, en particulier de CO₂, principal responsable du réchauffement climatique. Leur augmentation artificielle a pour conséquence la modification des équilibres naturels de notre planète : température, régime des vents et des pluies, biodiversité, acidité de l’océan… Changements climatiques qui augmentent alors les risques de sécheresses, d’inondations, de canicules ou de montée des océans. En changeant nos habitudes (mobilité, alimentation, consommation), on protège la nature, notre santé et notre avenir. Chaque geste compte, surtout s’il est collectif.
Engagement 1 Adopter une alimentation plus responsable
Adopter une alimentation plus responsable consiste à repenser nos choix alimentaires au quotidien.
Cela passe par la réduction de la consommation de viande et de poisson, la lutte contre le gaspillage alimentaire, ainsi que le choix de produits plus respectueux de l’environnement et meilleurs pour la santé. Ce changement, même progressif, a un impact fort : il permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage et au transport, de préserver les terres agricoles, l’eau et les écosystèmes.
C’est une manière concrète de prendre soin de la planète, tout en adoptant une alimentation plus saine, plus éthique et plus équilibrée.
Cela permet d’agir sur :
L’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (FAO). Entre le méthane produit par les ruminants, les engrais utilisés pour cultiver l’alimentation animale, et le transport, la production de viande est très polluante. Quant au gaspillage alimentaire, il représente entre 8 et 10% des émissions mondiales de GES.
- Un repas végétarien = 1,5 kg de CO₂ évité (ADEME), ce qui représente une économie annuelle de 78 kg de CO₂ par personne. Si 10 % des Français adoptent ce geste : 510 000 tonnes de CO₂ évitées/an, soit l’équivalent des émissions annuelles de 90 000 voitures.
- Manger local et de saison réduit les émissions liées au transport et à la conservation des aliments, contribuant ainsi à une diminution de l’empreinte carbone.
- Réduire le gaspillage alimentaire permet de diminuer les émissions de GES associées à la production, au transport et à l’élimination des aliments non consommés, tout en réalisant des économies financières.
La viande, et surtout le bœuf, demande énormément d’eau pour être produits, en particulier pour produite l’alimentation et l’engraissement des animaux.
La demande en viande contribue à la déforestation massive, notamment en Amazonie, pour produire du soja destiné à l’élevage. Cela détruit les habitats naturels et met en danger des milliers d’espèces. Par ailleurs, près de 30% de la production agricole mondiale est perdue ou gaspillée. Or produire de la nourriture consomme d’énormes quantités de ressources : terres agricoles, eau énergie, engrais, pesticides. Quand des aliments sont jetés, ce sont toutes ces ressources qui sont perdues inutilement.
- Moins de viande et de nourritures gaspillées = moins de pression sur les forêts, moins de déforestation, plus d’habitats protégés, plus de biodiversité préservée.
Réduire sa consommation de viande, notamment rouge et transformée, permet de limiter les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers, dont le cancer colorectal, avec jusqu’à 20 % de risque en moins selon l’OMS. Introduire un repas végétal par semaine, c’est aussi plus de fibres, de vitamines et une alimentation plus variée, bénéfique pour le bien-être global.
Choisir des produits bio, locaux et de saison renforce également la protection de la santé. Les aliments issus de l’agriculture biologique contiennent en moyenne 4 à 5 fois moins de résidus de pesticides (EFSA), réduisant ainsi l’exposition à des substances liées à des risques de cancers, de troubles hormonaux ou neurologiques. Les fruits et légumes de saison, cueillis à maturité, conservent mieux leurs vitamines et peuvent contenir jusqu’à 60 % d’antioxydants en plus, selon une étude parue dans le British Journal of Nutrition. En consommant local, on réduit aussi les besoins en conservation et en traitements chimiques post-récolte. Enfin, l’agriculture bio protège les agriculteurs, en limitant leur exposition aux produits toxiques utilisés dans l’agriculture conventionnelle
Quelques solutions :
Végétaliser mon assiette
L’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (FAO). Entre le méthane produit par les ruminants, les engrais utilisés pour cultiver l’alimentation animale, et le transport, la production de viande est très polluante.
En réduisant la part de protéines animales dans notre alimentation, on agit directement sur notre empreinte carbone.